W comme… WATTIER et WALLONIE

La lettre W m’était destinée.

W comme WATTIER, mineurs de fils en pères et de pères en fils.

Aux Archives du Monde du Travail,  installées depuis 1993 à Roubaix dans le Nord, je vais souvent consulter des dossiers de mineurs, des dossiers de cheminots, des travailleurs de filatures… Ces métiers qui ont marqué le développement de la région du Nord. Ces archives permettent parfois de débloquer une branche ou de compléter une généalogie et de faire vivre ainsi les personnes : description physique, date d’embauche, de sortie, et même photos sont là pour donner du « corps » à un aïeul.

W comme Wallonie. La Wallonie est une région de la Belgique tout comme  la Flandre et Bruxelles- Capitale. Mes ancêtres mineurs y sont originaires. Ils étaient vers 1710 marchands de charbon à Bernissart.  Ils ont quitté la Belgique pour venir chercher le travail en France, quand les puits ont ouverts dans la Région du Nord vers 1780.

Je suis régulièrement amenée à me déplacer en Belgique. 20 fois plus petit que la France, ce pays a la particularité d’avoir 3 langues officielles : le français, le néerlandais et l’Allemand. Les 3 régions sont elles-mêmes divisées en 10 provinces qui abritent chacune un dépôt d’archives de l’Etat. Les recherches en Belgique sont payantes. Tout comme la France, les actes d’état civil du XXème siècle sont conservés dans les administrations communales qui nécessitent une autorisation de consultation.

Il faut savoir qu’en Belgique, il est obligatoire de s’inscrire à la maison communale (mairie) lorsque l’on y emménage. On doit alors préciser la résidence que l’on quitte. L’inscription est effectuée dans le Registre de Population de la commune. De ce fait, lorsque l’on recherche une famille qui a vécu au XXème siècle, avec une adresse précise, il est possible, grâce à une autorisation de consultation,  d’obtenir un extrait de ce registre qui permettra de « suivre » l’itinéraire de la famille. Différents renseignements se trouvent sur cet extrait : la date et lieu de naissance de chacun des membres, les liens de parenté, la profession, la date de mariage, la date d’arrivée dans la commune, la date de sortie avec la nouvelle adresse, la date de décès, la date de divorce… tous ces renseignements, concentrés en un seul endroit, seront alors à vérifier.

Depuis 1795, toutes les communes ont l’obligation de tenir un registre de population. Dans les salles de lecture des Archives de l’Etat, elles sont en libre consultation.  Ces registres sont indispensables pour « suivre » une famille car il  faut également préciser qu’en Belgique, aucune mention  n’est inscrite en marge de l’acte de naissance.

Etre généalogiste professionnel dans la région où j’ai grandi, où mes ancêtres ont vécu est une force indéniable. Je connais l’esprit du Nord, du Pas-de-Calais, de la Belgique. Je connais les Archives et le nom des villes. Je suis fière de voir que le bassin minier a été élu au Patrimoine Mondial de l’Unesco car c’est faire entrer l’histoire de la région dans une dimension mondiale, c’est reconnaître la valeur du paysage façonné par 3 siècles d’extraction du charbon, c’est préserver les fosses, les chevalements, les terrils, les corons pour les générations futures.

Annie WATTIER
Généalogiste familiale
www.annie-wattier-genealogiste.fr

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